comme je parlais de Tamio Okuda dans le signet précédent, autant poster un mini article sur ce chanteur, guitariste et producteur japonais.
Né en 65 à Hiroshima, débute en 1986 dans le groupe Unicorn, et puis passe en carrière solo vers 92. Il a écrit pour beaucoup d'artistes, et a produit le groupe Puffy (plus fameux pour ses jolis minois que ses belles voix...).
Sa bonne connaissance de la pop classique notamment des Beatles se ressent dans ses compositions.
Chanteur live très populaire, il apparaît en général très décontracté, en jeans, arrangé comme s'il venait de sortir du lit.
Voici trois morceaux,
Le premier en live "mon doux soleil", mon préféré. La fille en robe rose qui se démène sur son clavier est Akiko Yano, une pianiste surdouée qui vit maintenant à New-York.
deuxième en clip:
et puis le troisième en live, très smooth, calme:
Monday, April 09, 2007
Tamio Okuda
Ska Para
Récemment, en regardant un clip d'une artiste jazz japonaise, je suis tombé sur Tamio Okuda, très bon chanteur japonais, et puis en recherchant quelques clips j'ai trouvé Tokyo Ska Paradise Orchestra.
Quelle révélation pour les amateurs de jazz, rhythm'n'blues, reggae, orgue hammond et saxo !!
Le Ska c'est quoi?
Originaire de Jamaïque, fin des années 50, musique dont les 2 temps sont rythmés par les cuivres et non les caisses.
L'origine du nom "ska" est controversée, donc laissons tomber...
Le style provient d'un cocktail rebelle de merengue, mento, jazz, scat, calypso et rock'n'roll en premier lieu, et puis de touches afro-cubaines supplémentaires.
Le ska explose et fait la une des sound systems jamaïquains pendant plus de 10 ans.
Ensuite le rythme se ralentit et on passe au "rocksteady"... il faisait trop chaud pour jouer et danser le ska!
Le ska "disparaît" ensuite à la faveur du reggae.
Et puis, début des années 80, l'Angleterre ressort le ska avec le label 2-tone, c'est le début du ska-revival qui deviendra cette fois international.
Tout cela pour en venir à TSPA, Tokyo Ska Paradise Orchestra (東京スカパラダイスオーケストラ) formé au Japon en 1985.
Orchestra, parce que vous aurez difficile à les compter sur la scène. De base ils sont dix, mais d'autres viennent régulièrement s'ajouter pour le temps d'un concert.
Les instruments présents sont Trombone, Saxophone baryton, Saxophone alto, Saxophone ténor, Trompette, Guitare, Basse, Clavier, Batterie, Percussions.
Ils sont déjà venus en Europe plusieurs fois lors de festivals rock.
Pour une petite mise en bouche, regardez ces deux concerts.
Le premier avec Tamio Okuda dont la voix n'est pas encore bien chaude malheureusement et le son n'est pas superbe. C'est en 2002 au rising sun rock festival.
Le morceau est une chanson traditionnelle japonaise remise au goût du jour (美しく燃える森 - Ustukushiku moeru mori).
Autre morceau endiablé, "skaravan":
Prochaine fois que je vais au Japon, je cherche un concert...
Sunday, March 18, 2007
Miss Japan Universe
Le public japonais a décidé cette semaine sa représentante pour le concours Miss Univers.
Personnellement je n'ai trouvé aucune de ces dames vraiment jolie.
J'ai même peine à trouver des physiques japonais habituels.
J'ai l'impression qu'elles se sont toutes faites refaire un bout de corps pour ressembler à des européennes ou africaines.
Voici les 11 candidates prenant une pose "quasi" naturelle ...








Et la gagnante Riyo Mori, une danseuse de ballet:
Sunday, March 04, 2007
Comme Chez Soi
Shinya est un gars bien! Il sait comment montrer sa gratitude.
Après son séjour d'un an en Belgique, séjour pendant lequel nous l'avons aidé pour différentes choses, il était temps pour lui de repartir au Japon et s'installer comme restaurateur.
Son expérience au Château du Mylord lui vaudra certainement une bonne réputation de l'autre côté de la terre.
Entre-temps, il est resté une semaine chez nous avant de repartir, et pour nous remercier il nous a invité au restaurant.
Comme cette fine bouche voulait aussi profiter de cette dernière occasion, le choix fut vite fait...
C'est donc avec les babines alléchées que je m'apprêtais à redécouvrir le menu de Comme Chez Soi. Le meilleur étant la gratuité bien sûr!
Nous étions à 19 heures tapantes devant cet immeuble art nouveau remis à neuf il y a quelques années.
L'équipe avait un peu changé mais pas le service.
La féerie commençait!
L'intérieur était toujours aussi lumineux, fleuri, coloré. Très cosy.
Le petit plus par rapport à la dernière fois était l'interdiction de fumer.
Mais pour moi, rien de plus logique.
Un restaurant de cette classe aurait dû interdire de fumer il y a bien longtemps. Ces gens qui retirent leur cigare pour goûter le vin à 500€ la bouteille, et qui tirent quelques bouffées entre chaque service m'ont toujours fait rire.
Les papilles bouchées par le goudron, le palais encrassé par les centaines de produits chimiques, le tout brûlé par la fumée... Comment voulez-vous goûter quelques chose?
Soit.
Décision fut prise, nous aurions un menu "Saison":
- Le foie de canard aux raisins sultanes ou le foie d'oie truffé en terrines
- Les médaillons de coquilles Saint-Jacques fourrées et poêlées aux épinards
- Le dos de sandre et râpée de truffe du Périgord, fondue d'oignons au thym et à la moelle
- Le sauté de coucou de Malines au poivre de Penja, fantaisie de mini fenouil et chou chinois à la sarriette
- La carte spéciale des desserts

Et nous serions accompagnés par un Chablis Regnard 2003 et un petit Bocq 1996.




Tout ceci fut très excellent, je vous rassure.


En sortant, je m'étais arrangé pour une séance photo rapide avec Mr Lionel Rigolet, seigneur de cet antre.

Soirée réussie, portefeuille léger, Shinya était aux anges.
La note fut salée, j'avais honte qu'il dépense autant.

Mais c'est sa conscience...
De retour au Japon, il accrochera cette photo au mur de son restaurant... Le Comme chez eux ?
Wednesday, February 14, 2007
Tout ça c'est commercial bien sûr...
バレンタインデー
La saint-V a des origines bien païennes, pas besoin de s'étendre la-dessus (les Lupercales, Junon la chaste,...). Et le fait qu'un Pape ait consacré ce jour à un saint n'y change rien.
Mais les japonais n'étant pas très connectés à Rome, pourquoi fêtent-ils la Saint-Valentin?
Grâce à un excellent marketing!
En 1931, un réfugié Russe au doux nom de Morozoff s'établit comme confiseur à Kobe.
En 1936 son premier essai d'introduire la tradition occidentale de Saint-Valentin au Japon échoue.
Un deuxième essai en 1952 échouera encore.
Ensuite, le chocolatier tokyoïte Mary's chocolate tenta sa chance en 1958.
Il reçu une carte postale d'un ami parisien et pensa que la saint Valentin était le jour où on déclarait son amour en offrant des chocolats.
Cette année là, il ne vendit que 3 chocolats à la Saint-V.
Ensuite en 1960, Morinaga démarra une campagne "chocolat pour St Valentin" et cet événement annuel entra peu à peu dans les moeurs de la société japonaise.
Dans les années 60, il fallait beaucoup de courage aux filles qui voulait montrer leur amour en offrant du chocolat. Les médias encouragèrent activement cette nouvelle tendance et dans les années 70 les grands confiseurs se joignirent au marché du chocolat de St Valentin.
Le chocolat fait-maison devint très prisé et les chocolatiers offrirent même des cours.
Le jour de la St-V devint un évènement spécial pour les jeunes amoureux.
Mais voilà ... comme toujours au Japon ... il a fallu formaliser, officialiser, procéduriser...
Offrir du chocolat le 14 février devint une quasi-obligation pour les femmes.
Non seulement à leur amour mais aussi à leur famille, leurs amis, leurs collègues.
Et pour montrer la différence d'attachement, il a fallu aussi diversifier l'offre et établir un système de valeur.
Ainsi, le chocolat offert à son amour est souvent fait-maison le 13 février.
On l'appelle honmei-choko (本命チョコ) pour le chocolat du vainqueur potentiel.
Ensuite il y a le tomo-choko (友チョコ) pour les amis.
Et finallement le giri-choko (義理チョコ), le chocolat "obligatoire" qu'elles donnent à leurs collègues mâles.
Si un homme ne reçoit pas de girichoko de sa collègue féminine, il sera très certainement offusqué, combien plus s'il est son boss.
Même si un girichoko coûte environs 500 yen, en offrir à tout ses collègues sera très coûteux.
Comme nous sommes au Japon, et qu'on ne manque jamais l'occasion de profiter de la naïveté des hommes, un confiseur de marshmallow eut la géniale idée d'inventer le White day, 1 mois plus tard le 14 mars. Il s'agissait pour les hommes de récompenser les femmes en leur offrant des guimauves ou du chocolat blanc.
Plus tard, les guimauves furent remplacées par de la lingerie et si vous demandez aujourd'hui à un japonais pourquoi "white" day, il vous dira que c'est parce qu'on offre de la lingerie.
Les coréens ont ajouté le Black day le 14 avril pour tous ceux qui n'ont rien reçu ni en février ni en mars. Ils se réunissent et mangent des nouilles dans une sauce noire (quel fun!)
Comme la St V est une entreprise commerciale sans merci, les confiseurs et autres faiseurs de luxe s'arrachent le marché en diversifiant les types de cadeaux à offrir.
Si vous êtes au Japon, essayer les chocolats japonais, ils en valent la peine.
Oh bien sûr ils n'arriveront jamais à la cheville des chocolats belges, mais au moins ils restent dans un gamme de prix acceptable.
Par contre une boîte de 9 bonbons chocolat belge (des pralines comme on dit chez nous) coûte la somme exorbitante de 2500Yen!
Quelques marques japonaises:
Mary's chocolate
Glico
Meiji
Morinaga
Morozoff
La prochaine fois que vous serez au Japon vers le 14 février, vous recevrez peut-être du chocolat de la part de votre collègue. Attention au message ;-)
si vous ne recevez rien, n'en faites pas une maladie...
Comme ma collègue espagnole Patricia le disait, les B et les V en espagnol c'est la même chose, alors elle préfère dire Ballantine et penser au Whiskey que d'attendre un cadeau...