En 1281 de notre ère, Khubilai Khan, le petit-fils de Genghis Khan et le chef de l'empire mongole, vient de conquérir la Chine et, toujours insatisfait de pouvoir, vise maintenant le Japon.
Il n'a que quelques centaines de miles à traverser pour atteindre les côtes les plus proches de l'île.
Il construit en un an la plus grande armada de tout les temps, forte de 4.400 vaisseaux, et il envoie au combat 70.000 soldats.
La flotte atteint bien le Japon, mais disparaît en un jour.
Le Japon est sauvé et l'empire mongole se désintègre suite à ses lourdes pertes.
La légende japonaise dit que les dieux ont fait souffler un vent terrible qui fit sombrer l'armada mongole en une nuit, d'où son nom Kami(dieu)Kaze(vent).
Mais est-ce qu'un typhon était suffisant pour couler 4.400 bateaux en une fois ?
En 1981, un pêcheur trouva un objet insolite dans la mer autour de l'île de Takashima. Il s'agissait du sceau d'un commandant Mongole, libellé en Chinois et Phagspa (forme écrite du Mongole).
Plusieurs professeurs étudièrent le fond de l'océan et ils finirent par trouver des ancres, des bombes papier , et des bateaux ... de nombreux bateaux...
Ils reconstituèrent un bateau complètement et se rendirent compte que ces bateaux étaient sabotés, et que nombre d'entre eux n'étaient pas des bateaux de mer mais plutôt de rivière.
Après 15 années d'études, voici la théorie de Kenzo Hayashida, archéologue marin en chef: lorsque Khubilai Khan ordonna de construire sa flotte en un an, il utilisa les Chinois parce que ceux-ci étaient de très bon marins et armateurs alors que les Mongoles étaient le plus souvent à cheval. Les Chinois venant d'être conquis et ensuite mit sous pression par leur pire ennemi, ils sabotèrent la plupart des bateaux. De plus, Khubilai grossit son armada en utilisant les bateaux de rivière chinois, mal équipés pour la haute mer.
La plus grande flotte de tout temps était en fait la plus mauvaise flotte jamais assemblée !
De plus, le moment choisi pour prendre la mer était des plus déraisonnables. Dans sa soif de conquête, Khubilai envoya sa flotte en plein période des typhons.
Et de fait, un grand typhon survint et coula ses bateaux de fortune.
Alors qui sauva le Japon ?
Les dieux, les Chinois, ou l'ambition déraisonnable de Khubilai Khan ?
voilà de quoi garder un peu d'humilité...
Le documentaire en anglais de Discovery Channel.
Sunday, July 15, 2007
Qui sauva le Japon, le kamikaze ou les Chinois ?
Tuesday, July 03, 2007
est-ce que 9 Mega pixels n'étaient pas suffisant ?
Le seul gadget vraiment facile d'achat, compatible avec l'Europe, de haute technologie, avantageux financièrement, reste l'appareil photo numérique.
En général, on peut trouver les logiciels et les manuels en français ou en anglais, les menus de l'appareil sont au minimum en anglais, l'alimentation supporte le 220V.
D'accord, l'écran LCD, le dictionnaire électronique, le rasoir électrique linéaire et le baladeur MP3 sont aussi des candidats, mais en général leur technologie évolue lentement.
Mon premier appareil numérique fut un Fujifilm 1,3 Mpix. Ensuite je suis passé à un Fujifilm F700 de 6.3Mpix. J'ai aussi un FujifilmF470 pour ma femme (joli et compact).
Ensuite je suis passé au E900 avec 9Mpix et j'étais somme toute content.
Lors de ce voyage printanier, je me suis laissé tenté par le dernier né de chez Casio, l'Exilim Z-1200, nom qui résonne comme K-2000, cette série culte des années 80.
1200 comme 1200 x 10.000 pixels (les japonais comptent par unité de 10.000, le 'man').
Cet appareil permet, en outre de prendre des photos de 4000 x 3000 pixels, de reconnaître les visages et de focaliser sur ceux-ci, de compenser la vibration du poignet ou le mouvement léger du sujet, de prendre des films en 840x480, supporte les carte HDSD, propose 34 scénarios de prise de vue...
Il ne me reste plus qu'à trouver un acquéreur pour mon 9MPixels !
Voici une photo en résolution max (sauf que blogger l'a divisée par 4) d'un téléphone cellulaire japonais qui reçoit la télévision terrestre.
Wednesday, May 23, 2007
Bien manger à Londres
Si vous n'êtes pas fans d'un boeuf bouilli accompagné d'une bière tiède et achevé par un flan fruité, je vous conseille 3 excellents restaurants à Londres:
Deux indiens:
Chowki, qui présente des menus par région, se trouve près de Piccadilly Circus.
Deya, cuisine indienne moderne et superbe cadre, près de Marble Arch.

Un chinois:
Yauatcha, seul restaurant chinois à posséder une étoile Michelin, près de Oxford Circus.

Londres restant cher, il faudra compter entre 25 et 30£ par personne.
Mais ils en valent la peine, surtout Yauatcha et son ambiance lounge en sous-sol.
Goûtez leurs dim sum variés, le jus mandarin à la citronnelle, le dessert riz coco au coulis de mangue, ... un régal pour les fins palais!
Friday, May 18, 2007
Pour faire très simple...
En Europe, Russie, Chine, Afrique et Australie, le réseau électrique ondule à 50 Hertz.
En Amérique à 60 Hertz.
Et au Japon ?
les 2 !
L'industrie électrique japonaise commença en 1883 avec la formation de la Tokyo Electric Lamp Company. Mais quasi en même temps, des compagnies similaires virent le jour à Kobe, Kyoto, Osaka et autres villes.
Les premiers systèmes utilisaient des Edison DC, mais lorsque la demande électrique se fit sentir, on adapta des alternateurs haute tension.
Tokyo acheta des alternateurs AEG en Allemagne (50Hz) , et Osaka acheta des alternateurs General Electric sous licence Westinghouse (60Hz).
Et puis un jour ils se rendirent compte que ce n'était pas compatible ...
C'est à Shizuoka que les 2 réseaux se rencontrèrent, mais le mariage fut coûteux !
Près de Sakuma fut construit en 1965 le premier système de transmission DC haute tension pour interconnecter les 2 réseaux.
Au début des rectificateurs à arcs de mercure étaient utilisés comme inverseurs statiques.
Ils pouvaient échanger au maximum 300 megawatts à 125 Kvolts.
Ils furent ensuite remplacés en 1993 par des inverseurs statiques à photo-thyristors.
Le Japon est toujours divisé en 2 régions: 50Hz à l'est et 60Hz à l'ouest.
La rivière Fujikawa à Shizuoka démarque la frontière électrique.
... Je ne m'en étais jamais rendu compte malgré que je voyage si souvent au Japon !
Tuesday, May 15, 2007
chaussettes à geta
Les geta sont des chaussures japonaises qui ressemblent à nos sabots.
On les porte en général avec un kimono.
Le son des geta qui claquent sur le sol est caractéristique du Japon traditionnel.
La double lanière qui se rejoint à l'avant du sabot passe entre le gros doigt de pied et les autres doigts.
Il y a tout un concept orthopédique derrière qui tend à vouloir prouver que seuls les japonais ont le gros doigt de pied droit et que le reste du monde à des doigts de pieds tordus par les chaussures en pointe.
C'est possible, mais je vois un inconvénient aux getta: elles tendent à creuser un bel espace entre le gros doigt et les autres ... à choisir ?

Et puis, avec des sabots pareils, pas question de porter vos chaussettes Burlington...

Ils y ont pensé et conçu les Tabi, chaussettes à 2 compartiments; un petit appendice pour le gros doigt, et puis une second poche pour loger le reste du pied.
Finalement, un styliste a dû se dire que les sabots ça glisse sur le carrelage et ça fait bien trop de bruit, donc pourquoi ne pas marcher uniquement avec les tabi... Il créait le concept des bottes tabi.

Depuis lors, même les astronautes japonais ont des chaussures de type tabi, pour une meilleure balance et un appui amélioré...

Si ça vous dit d'être différent même au niveau du pied, faites un tour chez Trazita, à Paris.